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[FAQ] QUESTIONS FREQUENTES

Transmission, symptômes, dépistage, traitement d'urgence (TPE) infection à #VIH, Virus de l'Immunodéficience Humaine

[FAQ] QUESTIONS FREQUENTES

Messagepar Sis2 » Mercredi 26 Octobre 2016 12:39

Quels sont les risques lors :
1. lors d'une fellation ?
2. lors d'un cunnilingus ?
3. lors d'un anulingus ?
4. en cas de frottements sexe contre sexe ou sexe contre anus ?
5. en cas de doigtés ou masturbations ?
6. si l'on est en contact avec du sang ?
7. Comment se transmet le virus VIH ?
8. Quelle est la durée de vie du virus à l'air libre ?
9. Quand faire un test ?
10. Comment se déroule un test ?
11. Comment savoir sans faire de test (symptômes...) ?
12. Que veut dire l'index (le chiffre entre 0.01 et 0.9) sur les tests ?

Quels sont les risques :

1. Lors d'une fellation ?


J’ai fait une fellation

Faire une fellation à un homme séropositif peut comporter un risque de transmission du virus VIH pour celui/celle qui suce si cette personne reçoit du sperme ou du liquide pré-séminal dans la bouche.

Le risque est augmenté en cas de :
- problèmes buccaux chez celui/celle qui fait la fellation : gingivite, angine, candidose, plaie ouverte et récente comme des soins dentaires… ;
- lésions dans la bouche ou la gorge provoquées par exemple par la syphilis ou la blennorragie chez celui/celle qui fait la fellation.

La fellation comporte un risque particulièrement important lorsque l’homme qui se fait sucer est en primo-infection par le VIH. Durant cette période, la charge virale (quantité de virus circulant) est très élevée.

A noter :

- Ces informations doivent être nuancées en fonction du contexte et des situations individuelles ;
- En cas de charge virale indétectable, il y a trop peu de virus circulant dans l’organisme pour qu’il puisse se transmettre ;
- La fellation est un mode de contamination pour d’autres IST (ex. : syphilis, blennorragie, chlamydia).

Seul l’usage du préservatif permet d’écarter tout risque de transmission du VIH et des IST lors d’une fellation.

Pour les personnes qui font des fellations et qui ne se protègent pas, il est recommandé d’effectuer un test de dépistage tous les 6 mois.

On m’a fait une fellation

Il n’y a pas de risque pour le VIH lorsqu’on reçoit une fellation (se faire sucer), et ce quelque soit la personne qui a fait la fellation (homme, femme, travailleur.se du sexe).

2. Lors d'un cunnilingus ?

Le cunnilingus ne peut pas être considéré comme réellement associé à un risque de transmission du VIH.

Une femme qui reçoit un cunnilingus ne peut pas être contaminée dans la mesure où la salive ne transmet pas le VIH.

Cependant, le principe de précaution recommande d’éviter de faire un cunnilingus non protégé à une femme séropositive au VIH, non traitée efficacement si ce cunilingus est fait au cours de ses règles.
Par contre, certaines IST peuvent se transmettre lors d'un cunnilingus : hépatite B, hépatite C (en cas de contact avec le sang des règles), syphilis ou blennorragie.

3. Lors d'un anulingus ?

L’anulingus n’est pas une pratique à risque pour le VIH.

Par précaution, il est néanmoins recommandé d’éviter de pratiquer un anulingus après un rapport de pénétration anale car à ce moment-là il peut arriver que l’anus saigne.

En revanche, l’anulingus peut présenter un risque pour l’hépatite A.

4. En cas de frottements sexe contre sexe ou sexe contre anus ?

Le frottement sexe contre sexe est une pratique sans risque, tant qu’il n’y a pas de pénétration.

5. En cas de doigtés ou masturbations ?

Il n’y a pas de risque de transmission du VIH dans la masturbation réciproque.

Il est impossible d'être contaminé par le VIH en introduisant des doigts comportant des plaies superficielles non saignantes (ongles rongés ou avec des peaux arrachées) dans le vagin ou l’anus d’une personne. Ces petites blessures sont trop superficielles pour permettre l’entrée du virus dans l’organisme.

6.Si l'on est en contact avec du sang ?

La transmission du VIH par le sang exige trois conditions :
1. que du sang frais coule
2. que ce sang soit celui d’une personne séropositive
3. qu’il coule sur une plaie fraîche, non cicatrisée et importante (du genre qui nécessiterait des points de suture ou au moins l'application immédiate d'un pansement).

Il n'y a pas de transmission du VIH par le biais de petites plaies superficielles et / ou cicatrisées.

7. Comment se transmet le virus VIH ?

- lors de rapports sexuels non protégés avec pénétration vaginale, anale si l'un des deux partenaires est séropositif et, dans une moindre mesure, par fellation (voir ci-dessus).
- les échanges sanguins, notamment par l’intermédiaire d’une seringue (partage de matériel d’injection en cas d’usage de drogues injectables, piqûre accidentelle chez un professionnel de santé, transfusion de sang avant 1985)
- de la mère à l’enfant pendant la grossesse ou l’allaitement.

A noter qu'il n'y a pas de transmission du VIH, en cas de charge virale indétectable car il y a trop peu de virus circulant dans l’organisme pour qu’il puisse se transmettre

8. Quelle est la durée de vie du virus VIH à l'air libre ?

Le VIH est un virus très fragile et qui par conséquent supporte mal d'être hors de l'organisme.

Le sperme séché, des sécrétions vaginales séchées, du sang coagulé ne peuvent plus entraîner un risque de transmission.

La survie du virus n'implique pas forcément l'existence d'un risque de contamination.
La peau non blessée est imperméable au VIH.
______________________________________________

9. Quand faire un test ?

Après une prise de risque sexuel ou non sexuel, il est recommandé d'effectuer un test de dépistage du virus du sida (prise de sang).
Le test n'est valable que pour la personne qui le fait.

Le résultat est totalement fiable si le test est effectué au moins 6 semaines après le risque de contamination.

Dans le cas de prise de risques multiples le délai de 6 semaines doit être calculé à partir du dernier risque encouru.

Si vous avez pris un risque n'hésitez pas à aller faire un test de dépistage. Un test négatif fait 4 semaines après le risque est déjà très fiable mais le délai officiel reste 6 semaines.

10. Comment se déroule un test ?

Un test de dépistage du VIH consiste en une prise de sang pour laquelle il n'est pas nécessaire d'être à jeun.

Le test de dépistage peut être prescrit après consultation d'un médecin généraliste, dans un CeGIDD (Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic) ou dans un centre de planification.

- Les adresses et les horaires d’ouverture des CeGIDD par département sur notre site Internet : Où faire un test de dépistage du VIH ? ou en appelant Sida Info Service au 0 800 840 800 7j/7, 24h sur 24.
- Les adresses des centres de planification : www.sante.gouv.fr

Dans les CeGIDD vous pouvez vous présenter aux horaires d'ouverture ou bien prendre rendez-vous (si le centre fonctionne par rendez-vous). En principe, vous n'avez pas besoin de carte de Sécurité Sociale ni de carte d'identité puisque les CeGIDD sont anonymes et gratuits.

Avant la prise de sang vous rencontrerez un médecin avec lequel vous pourrez discuter de tout ce qui motive votre demande de test, mais aussi de prévention si nécessaire. Les résultats quels qu'ils soient vous seront remis individuellement par un médecin. Pour obtenir les résultats vous devrez vous présenter à nouveau au CeGIDD dans un délai assez variable (4 à 7 jours) selon les centres.

11. Comment savoir sans faire de test (symptômes...) ?

Quand on a pris un risque, ou tout simplement lorsqu’on veut savoir où on en est par rapport au VIH (virus du sida), le test de dépistage est l’unique solution. Il est réalisé par une prise de sang, en principe prescrite par un médecin, ou bien avec un Autotest VIH.

Il est impossible de savoir si quelqu'un est infecté par le VIH en l'absence de test et il n'y a pas d'autres moyens de le savoir.

Quand une personne est contaminée par le VIH, il peut se passer plusieurs années avant qu’elle se sente malade. On peut donc être porteur du VIH pendant très longtemps sans le savoir si on n’a pas fait ce test.

12. Que veut dire l'index (le chiffre entre 0.01 et 0.9) sur les tests ?

Il s'agit d'un index purement technique, un indice de densité optique pour être plus précise.

Très schématiquement, on met un réactif dans le prélèvement, qui "agglomère" les anticorps, ce qui provoque une opacité, mesurée par une machine.
L'étalonnage de cette opacité est à 1 : donc en dessous le prélèvement est négatif, au dessus il est positif.
Le résultat n'est pas à 0 puisque nous avons tous des anticorps (autres que des anticorps anti-VIH). Il y a toujours un bruit de fond.
Enfin, ce chiffre peut changer d'un jour à l'autre, ce qui n'a aucune incidence tant qu'il est inférieur à 1.
Pour toutes vos questions sur le VIH/sida et les hépatites, vous pouvez aussi :
- nous appeler au 0 800 840 800 (SIS) ou au 0 800 845 800 (HIS)
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Re: [FAQ] QUESTIONS FREQUENTES

Messagepar Sis2 » Mercredi 26 Octobre 2016 12:50

13. Comment le virus a quitté son berceau
(source : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016 ... s-kinshasa)

Le premier cas de sida ne date pas de 1981.
«Les biologistes moléculaires sont formels, vingt ans avant le cas zéro en Occident, il y avait déjà une épidémie en Afrique centrale», explique Martine Peeters, virologue et directrice de l'Institut de recherche et développement (IRD) à Montpellier.
«Dans l'imaginaire de tout le monde, le sida est apparu au début des années 1980, or les scientifiques datent l'origine du virus du début du XXe siècle. Il y a là un mystère, un virus qui se propage et que les gens ne voient pas, une épidémie invisible», commente Hervé Guérin, responsable Sciences à France 5. Il a soutenu le documentaire "Sida, sur la piste africaine" qui retrace l'incroyable histoire du virus de l'immunodéficience humaine (VIH).

«Une odyssée tragique qui a commencé il y a longtemps, très longtemps, aux confins du Cameroun», explique Rémi Lainé, auteur de ce documentaire. Mais, pendant plus de 50 ans, personne n'a rien vu. Car mourir de cachexie (dénutrition majeure) ou d'infections diverses n'a rien d'exceptionnel en Afrique. Et d'ailleurs, que voir? Avec les moyens de la médecine coloniale du début du siècle, un jeune médecin français en poste au Moyen Congo français en 1931, le Dr Léon Pales, a bien multiplié les autopsies pour comprendre de quoi mouraient en nombre (17.000 morts entre 1921 et 1934) les ouvriers du chemin de fer en construction pour relier Brazzaville au port de Pointe-Noire, 511 km à travers les forêts hostiles du Mayombe. Il n'avait rien trouvé, du moins aucun des pathogènes habituels.
«Récemment, le fils d'un médecin qui avait été en poste au Congo belge m'a offert les fiches de patients rédigées par son père. La description colle avec le sida», explique Éric Delaporte, médecin et chercheur à l'IRD de Montpellier. Mais surtout, la médecine coloniale a laissé un trésor dans les frigos des différents centres. «On a retrouvé à Kinshasa des biopsies datant de l'époque coloniale et on a pu mettre en évidence par des techniques moléculaires la présence du VIH1, explique Martine Peeters. Vingt ans avant le cas zéro en Occident, il y avait déjà une épidémie en Afrique centrale.»
Les chercheurs ont donc pu remonter le temps et suivre à la trace la dissémination du virus grâce à la biologie moléculaire. Deux prélèvements oubliés, l'un fait à Brazzaville en 1959, l'autre à Kinshasa en 1960 (les deux villes ne sont séparées que par le tumultueux fleuve Congo), vont se révéler positifs au VIH1 groupe M, précisément la souche qui s'est répandue dans le monde entier. Deux échantillons: assez pour déterminer qu'un ancêtre commun à ces deux souches devait exister autour de 1920. C'est à cette époque qu'un virus simien, similaire au VIH mais baptisé SIVcpz, serait donc passé du chimpanzé à l'homme. Martine Peeters, qui a découvert les descendants de ce SIVcpz à la fin des années 1980 au Gabon, a ensuite réussi à en traquer la source jusqu'à l'extrême sud-est du Cameron, «dans une zone d'environ 200 km2».

Selon toute vraisemblance, la chasse et la consommation des chimpanzés porteurs du SIVcpz dans ces régions isolées n'ont pas permis la diffusion du virus lors de la première moitié du XXe siècle. Mais l'urbanisation intense de Léopoldville (Kinshasa), puis l'amélioration des moyens de transport, dont la ligne de chemin de fer Congo-Brazzaville, ont constitué les conditions idéales pour que démarre l'épidémie en Afrique. À partir de Kinshasa. La grande diversité des souches présentes à Pointe-Noire, Kinshasa et plus largement au Congo confirme qu'il s'agit bien du berceau de l'épidémie de sida. Mais pour que l'Occident soit à son tour touché, il va falloir un élément supplémentaire: Haïti.

Rétrospectivement, on sait que l'épidémie aurait pu commencer plus tôt en Europe. Notamment à partir d'un marin norvégien sans doute contaminé en 1961-1962 lors d'une escale à Pointe-Noire, et mort en Norvège, du sida, en 1976. D'autres cas isolés méconnus ont sans doute aussi existé en Occident à partir de l'Afrique, mais ce n'est pas la route principale qu'ont découverte les biologistes moléculaires. En réalité, le VIH est passé par Haïti avant de gagner l'Amérique et l'Europe.
Car des milliers d'enseignants haïtiens, venus en renfort au Congo lors de l'indépendance du pays, dans le cadre d'un programme de l'Unesco, ont ensuite rapporté le virus à Haïti. C'est là que de nombreux homosexuels américains, qui s'y rendaient dans les années 1970 à partir de New York et San Francisco, ont été contaminés. À cette époque, les États-Unis importaient aussi des milliers de litres de sang, chaque mois, à partir de donneurs haïtiens. Du sang contaminé.
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